Le mystère de l'enlèvement de Julie et de Mélissa

Où ? Quand ? Comment ? Par qui ? Pourquoi ont été enlevées Julie et Mélissa ? C'est à ces questions que tente de répondre le juge d'instruction Jacques Langlois ce mardi devant la cour d'assises en repassant au peigne fin les moindres détails des circonstances de la disparition des deux fillettes le 24 juin 1995.

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Le mystère de l'enlèvement de Julie et de Mélissa
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Où ? Quand ? Comment ? Par qui ? Pourquoi ont été enlevées Julie et Mélissa ? C'est à ces questions que tente de répondre le juge d'instruction Jacques Langlois ce mardi devant la cour d'assises en repassant au peigne fin les moindres détails des circonstances de la disparition des deux fillettes le 24 juin 1995.

La date de la disparition est connue. Les deux fillettes ont joué au domicile de Mélissa Russo et à proximité de celui-ci puis ont demandé à deux reprises pour pouvoir aller voir les voitures depuis le pont de l'autoroute, qui se trouve non loin de la maison des Russo. Après avoir refusé, la maman de Mélissa a donné son accord et les deux fillettes sont parties. A 16H55, affirme Carine Russo qui dit avoir regardé l'horloge lors de leur départ. Vers 16H45, selon la voisine qui a vu les fillettes par la fenêtre. Les enfants ont croisé deux promeneurs, "vers 16H45 ou 16H50".

Puis ont été vues par Mme H., "le seul témoin oculaire de l'enlèvement", précisera le juge Langlois, alors qu'elles montaient à l'arrière d'une voiture foncée, dont la portière avait été ouverte par un individu aux cheveux noirs, dans la rue de Fexhe. Elles ont ensuite disparu.

La reconstitution du 27 juin 2000, présentée de manière résumée sur cassette vidéo par le juge Langlois, n'a pas permis d'apporter d'autres éléments quant à l'heure de la disparition des enfants. Pour Jacques Langlois, qui continue d'affirmer que l'enlèvement de Julie et de Mélissa était fortuit, il faut donc se baser uniquement sur la version des faits de Mme H.

Une version mise à mal par le procureur du Roi, Michel Bourlet, qui, au travers de ce que Jacques Langlois qualifie "d'échange de vues très musclé", estime que les fillettes n'ont pas été enlevées dans la rue de Fexhe mais plutôt sur le pont de l'autoroute, voire le long de l'autoroute, là un chien pisteur a mené les enquêteurs.

L'audience a été suspendue à 10H25. Elle reprendra vers 11H00. Le juge Langlois tentera d'apporter des réponses aux autres questions que se posent toujours les familles des deux petites filles 8 ans et demi après les faits.


La défense de Dutroux redemande l'audition de M. Verwilghen Me Xavier Magnée, avocat de Marc Dutroux, a redemandé mardi que le président de la cour d'assises d'Arlon use de son pouvoir discrétionnaire pour convoquer, comme témoin, Marc Verwilghen, ancien président de la commission d'enquête parlementaire Dutroux. Le ministère public s'oppose à cette demande à laquelle s'est jointe la défense de Michel Lelièvre et de Michel Nihoul. Le président a dit qu'il se prononcerait plus tard sur cette demande. La cour avait déjà refusé avant l'ouverture du procès d'entendre M. Verwilghen, dont l'audition était réclamée par Me Magnée. L'avocat est revenu à la charge mardi matin. Il estime que M. Verwilghen est le seul à pouvoir départager des témoins entendus jeudi et lundi: le juge Connerotte, qui avait dit que lui-même et M. Bourlet étaient victimes de la gendarmerie lorsqu'ils ont reçu une protection rapprochée de celle-ci et deux gendarmes qui avaient dit que cette protection avait été demandée par M. Connerotte.

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