Georges-Louis Bouchez : "Le MR a la volonté de favoriser les alliances avec Les Engagés"
Au soir des élections locales, dimanche, le président du MR et ses élus locaux devraient rechercher à constituer des majorités avec le parti de Maxime Prévot partout où cela est possible. Georges-Louis Bouchez espère prolonger sur le plan communal et provincial la victoire des libéraux en juin.

- Publié le 11-10-2024 à 19h47
- Mis à jour le 11-10-2024 à 19h54

Après leur triomphe de juin, les libéraux réussiront-ils à transformer l'essai ? Un doublé électoral est à portée de main pour le MR. Georges-Louis Bouchez, le président de parti, fixe un cap clair : "C'est toujours compliqué de donner un objectif chiffré avant un scrutin, mais je n'en ai pas fait mystère : notre but est de réaliser un progrès significatif dans les grandes villes. À Bruxelles, bien sûr, on veut augmenter notre nombre de bourgmestres. En Wallonie, le MR est déjà le parti qui a le plus de bourgmestres, mais on veut augmenter notre poids dans les grands pôles urbains : Charleroi, Liège, Namur, Mons, Tournai… Pour le jeu des coalitions qui suivra les élections, c'est naturellement plus aléatoire. Mais c'est dans les grandes villes que le MR est allé chercher la victoire en juin. On doit pouvoir confirmer cela aux communales et aux provinciales."
Une question de cohérence
Pour le "second tour" des élections, c'est-à-dire lors des négociations des futures coalitions, le patron des libéraux dit vouloir privilégier le parti de Maxime Prévot. Pour rappel, le MR gouverne déjà avec Les Engagés en Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles et, au fédéral, la coalition "Arizona" devrait également les associer. "Le MR a la volonté de favoriser localement les alliances avec Les Engagés afin de garantir la cohérence entre le niveau fédéral, régional et communal. Beaucoup de réformes vont être décidées à un niveau supérieur, mais elles devront être appliquées dans les communes et les provinces. Garantir la cohérence politique est le meilleur moyen de permettre à ces réformes d'être appliquées."
Pour Georges-Louis Bouchez, le pouvoir communal de la puissance publique est en effet un rouage indispensable : "Sur l'activation des inactifs, on peut faire beaucoup de choses via les CPAS ; sur le renforcement de la sécurité, on peut faire énormément de choses via les zones de police ; pour la simplification administrative, on peut faire énormément de choses via les administrations communales qui sont souvent l'interface de base avec les citoyens. Le MR ne veut pas être confronté à des pouvoirs communaux qui freinent la volonté de changement souhaitée par les électeurs en juin."
L'Arizona pas concernée
Au fédéral, justement, certains négociateurs "arizoniens" craignent que de bons résultats du MR aux communales renforcent encore un peu plus le président libéral. Ce dernier pourrait alors durcir ses positions dans les négociations en cours. Mais Georges-Louis Bouchez balaie cette lecture : "Je ne fais pas de lien entre les élections locales et l'Arizona. J'ai déjà obtenu un résultat aux fédérales et aux régionales qui ne pourra pas être mis en cause. Ce résultat fonde les négociations au fédéral. On ne va pas refaire le match fédéral… Il n'est pas question de changer mes revendications à la hausse ou à la baisse dans les négociations Arizona en fonction des résultats de ce dimanche."
Il n'est pas question de changer mes revendications à la hausse ou à la baisse dans les négociation Arizona en fonction des résultats de ce dimanche."