Raoul Hedebouw : "Nous sommes mieux préparés qu'il y a six ans pour négocier des majorités"
Le PTB/PVDA veut doubler le nombre de communes dans lesquelles le parti est déjà présent.

- Publié le 11-10-2024 à 19h46
- Mis à jour le 11-10-2024 à 19h51

Après les succès de son parti en Flandre et à Bruxelles et un résultat en demi-teinte en Wallonie lors du triple scrutin du mois de juin, le PTB va-t-il être en mesure de rentrer dans des majorités après le scrutin communal et provincial ? Raoul Hedebouw, son président, se montre confiant.
Comment sentez-vous le scrutin de dimanche ? Vous craignez de perdre des plumes en Wallonie après le ressac du mois de juin ?
Globalement, nous sentons partout que la dynamique est positive. Nous voulons doubler le nombre de communes dans lesquelles nous sommes présents et nous voulons être assez forts pour nous imposer à la table des négociations. Quant au ressac que vous évoquez, nous sommes quand même restés autour des 20 % dans les cantons où nous étions déjà forts présents. Je signe des deux mains pour avoir le même score.
Comment avez-vous trouvé la campagne ?
Très diversifiée en fonction des réalités locales. Ce qui m'a frappé, c'est que les thématiques que nous défendons comme la sécurité et la mobilité étaient très présentes. Surtout dans les grandes villes.
Comment comptez-vous convaincre des partenaires potentiels d'aller en majorité avec vous ?
Déjà, par rapport à il y a six ans, nous sommes beaucoup mieux préparés. Nous avons rédigé des notes solides pour défendre nos projets et notre vision des choses. Je crois que le jeu sera plus ouvert. Néanmoins, j'espère qu'il n'y aura pas trop de préaccords qui se révéleront le soir des élections, sinon ce sera plus compliqué. Mais je crois qu'à Charleroi, Saint-Gilles, Seraing, Herstal ou encore Molenbeek, les choses pourraient être intéressantes.
Vous êtes dans la majorité avec Vooruit à Zelzate. Or Conner Rousseau, le président des socialistes flamands, a dit qu'il ne voulait plus de vous. Comment voyez-vous les choses ?
Conner Rousseau a dit cela, c'est vrai. Mais le bourgmestre local lui est plutôt enthousiaste pour reconduire la majorité actuelle, si les électeurs le permettent.
Et à Anvers, on parle beaucoup de votre tête de liste. Vous pensez pouvoir renverser le bourgmestre actuel, Bart De Wever ?
Il y a une vraie dynamique à Anvers avec un potentiel de 46 % des voix en faveur des partis progressistes. C'est donc possible et ce serait quand même formidable de mettre Bart De Wever dans l'opposition.