Comment investir à Bali, à Phuket et en République dominicaine
Libre Immo | Dossier. Depuis quinze ans, l'agence immobilière namuroise Secundo se fait fort d'accompagner des Wallons et Bruxellois dans le sud de l'Espagne. Depuis peu, son pendant lointain, Secundo Atlas, se propose de les emmener vers trois îles paradisiaques, aussi bien pour leurs plages de sable blanc que leurs atouts fiscaux.

- Publié le 07-06-2024 à 14h27

Les distances ne l'effraient pas. Au contraire. Après avoir avalé, des centaines de fois, les deux mille kilomètres qui séparent Namur du sud de l'Espagne, Jean-Charles Bodart, fondateur et administrateur délégué de l'agence Secundo, s'est jugé prêt à survoler, paré d'une nouvelle casquette labellisée Secundo Atlas, les sept à douze mille kilomètres de continents et océans entre la Belgique et trois îles à la réputation touristique incontestable : l'antillaise République dominicaine, la thaïlandaise Phuket et l'indonésienne Bali.
Soit des "spots" qui réunissent trois grandes caractéristiques. "Des destinations paradisiaques qui attirent le flux de touristes nécessaire à offrir une rentabilité à l'investissement ; inscrites dans des marchés porteurs, à forte croissance économique ; affichant une fiscalité avantageuse. Soit trois leviers de rentabilité et de plus-value." Il est d'ailleurs en réflexion plus ou moins avancée pour ajouter deux autres destinations à ce premier trio de rêve : le Costa Rica et l'île Maurice.
Investisseurs, oui, spéculateurs, non
Alors que vers l'Espagne, ce sont tant des candidats investisseurs que des candidats occupants qu'il conseille, pour ces trois destinations lointaines, l'instigateur de Secundo Atlas pense davantage à des investisseurs. "Ce qui ne les empêcherait bien sûr pas de passer chaque année, une ou plusieurs semaines dans leur bien, voire d'avoir des projets d'expatriation à moyen ou long terme", complète-t-il.
Sans pour autant s'attendre de prime abord à attirer des spéculateurs qui achèteraient une maison ou un appartement sur plan pour les revendre directement une fois réceptionnés, il convient néanmoins qu'un certain nombre d'acquéreurs, voire un nombre certain, pourraient réaliser leur investissement une fois rentabilisé, c'est-à-dire au bout de sept, huit ou neuf ans. "Grâce à des rendements fluctuant, selon les biens et les localisations, entre 7-8 et 15-20 %, le capital investi sera remboursé dans ces délais, détaille-t-il. Libre alors au propriétaire de revendre son bien ou l'emphytéose qui, toujours selon les localisations, pourrait courir encore sur quarante à quatre-vingts ans." "Sans taxe sur la plus-value à payer en Belgique", se permet-il d'ajouter.
Dupliquer les recettes espagnoles
Si Jean-Charles Bodart fait allusion à une clientèle différente pour Secundo et Secundo Atlas, son approche est rigoureusement similaire. "Quand j'ai créé Secundo en 2009, raconte-t-il, à l'époque chahutée des subprimes et de la crise immobilière, c'était dans l'optique de proposer un service d'accompagnement complet et sur-mesure à des clients belges désireux d'acheter du neuf dans le sud de l'Espagne. J'étais le premier à le faire en Belgique francophone. Mon souci principal – qui fait désormais partie de l'ADN de l'agence – était de sécuriser la transaction. En quinze ans et plus de 1 500 ventes en Espagne, nous n'avons jamais eu de pépins administratifs ou juridiques." Et c'est bien son intention d'arriver à un tel tour de force pour Secundo Atlas. "J'ai des automatismes, poursuit-il. Je sais pertinemment bien ce que le client voudra et donc ce qu'il faudra imposer aux intermédiaires, promoteurs, constructeurs, gestionnaires, en matière de localisation, de cahier des charges, de construction, d'aménagements, de décoration et de services. Notre plus-value, c'est de vendre un produit de qualité et donc, de le valider avant." D'où l'importance de très bien les sélectionner.
Relais locaux et services d'accompagnement
Jean-Charles Bodart ne s'est d'ailleurs pas précipité. Son projet de diversification date d'avant le Covid et la filiale n'est active que depuis deux ans. "Il faut compter sur un minimum de six mois à un an de préparation englobant des contacts avec les ambassades et chambres de commerce, des Belges ou des Européens sur place pour en savoir plus sur l'offre, la demande, les services (soins de santé…), des notaires et hommes de lois, Ernst&Young pour ce qui est de la fiscalité, etc." "On a trié les intermédiaires en vérifiant leur histoire, leur expertise, leurs compétences, ajoute-t-il. Parce que pour sécuriser l'opération, je dois non seulement avoir de bons relais locaux, mais aussi un service d'accompagnement irréprochable."
C'est d'ailleurs pour toutes ces raisons que Secundo Atlas n'aligne, dans son portefeuille, que des biens neufs et meublés, à acheter sur plan ou en cours de construction : des appartements dans des complexes, des villas dans des lotissements de vacances, des maisons choisies sur catalogue à ériger sur des parcelles de terrains individuelles. "Le neuf permet d'éviter pas mal de risques, juridiques et constructifs. Et de proposer aux candidats acquéreurs des offres constantes et convenables, les autorisant à se projeter dans l'avenir." Les impératifs temps et distance auxquels sont soumis les candidats belges rendent en effet impossible la gestion d'un portefeuille de biens existants. "Seuls les agents immobiliers locaux peuvent se le permettre."
Retour sur investissement
Si Secundo Atlas s'en est allé aussi loin, "c'est que le profil des acquéreurs change, insiste Jean-Charles Bodart, qui sont de plus en plus demandeurs de rentabilité. Or, en tenant compte, d'une part, de coûts de construction, et, surtout, de frais de location bien moindres qu'en Europe, et, d'autre part, de loyers quasi similaires à ce qui se fait en Europe pour des taux d'occupation plus importants (jusqu'à 85 %) car étalés sur une saison qui s'échelonne sur dix à douze mois et non pas seulement quatre, on troque les 2,5 à 3,5 % de rendement annuel direct hors plus-value qu'on peut espérer en Espagne par du… 8 %, du 10 % et jusqu'à 19 % nets avant impôt dans les régions que nous suivons." Sans oublier leur fiscalité plus avantageuse qu'en Europe…
À l'intention de candidats investisseurs, Secundo Atlas organise une séance d'information le samedi 6 juillet, en ses bureaux de la chaussée de Marche 496/21 à 5101 Erpent-Namur. Sur inscription préalable au 081/39.90.56.
