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Communales 2024 : En Région bruxelloise, le MR espérait davantage de maïorats
Ce dimanche 13 octobre, les Belges se sont rendus aux urnes pour élire leurs conseillers communaux et provinciaux. Revivez les informations du 14 octobre.
- Publié le 14-10-2024 à 06h25
- Mis à jour le 14-10-2024 à 22h23

Ce dimanche 13 octobre avaient lieu les élections communales et provinciales en Belgique. Les résultats sont tombés dans l'après-midi et la soirée. Ce lundi matin, des premiers accords semblent déjà se conclure. C'est le cas à Bruxelles, les listes PS-Vooruit, MR+ et Engagés ont conclu un accord pour constituer une coalition pour la prochaine mandature communale à la Ville de Bruxelles, a annoncé lundi le bourgmestre socialiste de la Ville de Bruxelles, Philippe Close, à l'agence Belga. Revivez les informations de la journée du 14 octobre sur ce fil info :
Le président du MR Georges-Louis Bouchez a affirmé lundi soir sur la RTBF que son parti visait davantage de maïorats en Région bruxelloise que les deux confirmés jusqu'ici à Uccle et Etterbeek, et le troisième décroché à Watermael-Boitsfort . A Schaerbeek, notamment, les libéraux sont "légitimes" pour réclamer le poste de bourgmestre, selon lui.
Le MR a cédé le maïorat aux socialistes à Anderlecht et à Ixelles, où les libéraux étaient pourtant en bonne posture. Mais pour le président du MR, "toutes les communes ne sont pas bouclées". "Il reste Schaerbeek, Forest et nous sommes déterminés à avoir davantage que les trois maïorats qui sont actuellement certains", a-t-il déclaré au lendemain du scrutin communal.
A Schaerbeek, les discussions sont en cours après la défaite de la liste du bourgmestre Bernard Clerfayt. Le PS est sorti en tête, devant le cartel MR-Les Engagés. Georges-Louis Bouchez estime que son parti est "en mesure d'être légitime" pour réclamer le maïorat.
A Forest, le cartel MR-DéFi est sorti vainqueur. Des contacts exploratoires sont actuellement menées par le PS avec le PTB et les Verts.
Les élections de dimanche ont livré leur lot de nouveaux élus néerlandophones dans les dix-neuf communes bruxelloises. Avec 26 élus directs, Groen est le plus grand parti néerlandophone dans les dix-neuf communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
L'Open VLD suit avec 17 conseillers élus. Le CD&V en a obtenu onze; Vooruit, huit; et le PVDA sept. La N-VA a perdu ses six conseillers en Région bruxelloise et le Vlaams Belang n'a à nouveau obtenu aucun élu.
Le PS forestois mène actuellement des contacts exploratoires discrets avec le PTB et Ecolo-Groen dans le contexte de la recherche d'une coalition pour diriger la commune, a-t-on appris mardi à plusieurs sources.
Ces contacts sont au stade actuel de type bilatéral, le PS consultant les deux autres listes, jusqu'ici séparément. Les contacts entre le PS et la liste MR-DéFI, sortie en tête du scrutin dimanche ont été très limités durant la soirée électorale, et pour ainsi dire inexistants lundi, ressort-il d'informations recueillies auprès d'une source libérale.
Le CD&V et Vooruit ont annoncé lundi soir avoir noué une alliance majoritaire à Bruges. La liste du bourgmestre chrétien-démocrate Dirk De fauw poursuit donc l'aventure un de ses deux partenaires. L'Open VLD est envoyé dans l'opposition.
Le CD&V et Vooruit sont sortis vainqueurs de l'élection communale de dimanche à Bruges. Le CD&V a remporté 21 sièges et Vooruit, 10. Ils détiennent ensemble un total de 31 sièges sur 47. "Avec cette coalition, nous disposons d'une large majorité qui nous permet de gouverner confortablement", a affirmé la tête de liste socialiste Pablo Annys.
La collaboration s'est déroulée sans encombre au cours de la dernière mandature, selon lui. Il est donc "logique" que les deux partis poursuivent l'aventure à deux.
Maxime Prévot (Les Engagés), réélu à la tête de Namur, ne sait pas encore s'il sera bourgmestre de plein exercice durant toute la législature, sachant qu'il pourrait être appelé à exercer la fonction de ministre au niveau fédéral. Mais quoi qu'il arrive, ce n'est pas Bart De Wever (NVA) qui en décidera à sa place, a-t-il affirmé lundi au moment de présenter la nouvelle majorité namuroise.
"C'est moi qui prendrai ma décision tout seul comme grand", a affirmé le président des Engagés. "Je suis conscient qu'aujourd'hui j'exerce des responsabilités nationales qui m'obligent à consacrer beaucoup de mon énergie à essayer de doter la Belgique d'un gouvernement fédéral. Mais je ne suis ni sourd, ni aveugle et j'ai été très lucide, touché et ému par le message fort qui m'a été envoyé par les Namurois il y a 24 heures. C'est donc un élément qui rentrera inévitablement dans mon équation quand viendra le moment de faire un choix."
"Dans l'absolu, peut-être que le futur Premier ministre apprécierait que les présidents de partis soient à l'intérieur de son équipe, plutôt qu'à l'extérieur", a-t-il ajouté. "Cependant, je pense que nous avons tous des réalités différentes et qu'il ne doit pas y avoir d'imposition à se retrouver dans le futur gouvernement fédéral. Je me sens donc encore capitaine de mon choix."
Le MR ne conservera que deux échevinats à Namur, a annoncé lundi en fin de journée la nouvelle majorité namuroise constituée des Engagés et des libéraux.
Au vu du résultat du scrutin communal, Ecolo, en place depuis 18 ans, ne fera plus partie de la majorité de la capitale wallonne. Lundi, il était donc temps pour Les Engagés et le MR d'en dévoiler un peu plus sur le futur de leur alliance.
Alors qu'il était à la tête de trois échevinats lors de la précédente législature, le MR n'en dirigera plus que deux. Les Engagés, eux, auront huit mandataires: le bourgmestre, six échevins et le président du CPAS. Cela s'explique notamment par une augmentation de sept sièges sur 47 pour les centristes, contre un pour les libéraux.
Le bourgmestre sortant de Tournai, Paul-Olivier Delannois (PS), a visé lundi plus particulièrement Ecolo à propos du renversement de majorité qui a eu lieu dans la cité des cinq clochers.
Le PS est arrivé en tête avec douze sièges. Il perd pourtant le maïorat et est envoyé dans l’opposition, une première depuis la fusion des communes.
”Hier, on a reçu un coup de poignard dans le dos, notamment d’Ecolo. Depuis le temps que je travaille avec eux, ils me bassinent de leurs principes comme la consultation populaire. Celle-ci a eu lieu hier, je suis très fier du soutien que nous ont apporté les Tournaisiens, nous faisons le meilleur score, j’ai fait le plus de voix de préférence et pourtant ils ont choisi d’aller avec le MR, alors qu’ils passent de sept à quatre sièges. Apparemment, on n’a pas les mêmes notions de la consultation populaire”, a souligné le bourgmestre sortant, Paul-Olivier Delannois à son arrivée au Bureau du PS.
Plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés, lundi en début d'après-midi, devant l'hôtel de ville de Rochefort, où le collège communal était réuni. Ils ont protesté contre l'accord de majorité conclu entre les groupes MR-IC et Pour, respectivement menés par le bourgmestre sortant Julien Defaux (MR) et le bourgmestre empêché et ministre en affaire courante Pierre-Yves Dermagne (PS).
Ces manifestants sont des sympathisants de la liste @venir, menée par Corine Mullens (MR), renvoyée dans l'opposition suite à cet accord alors que sa liste est arrivée première aux élections avec 8 sièges, contre 7 pour MR-IC, 6 pour Pour et 2 pour Ecolo. Les manifestants ont également bloqué la circulation, provoquant des embouteillages dans le centre-ville rochefortois.
L'enquête sur une éventuelle fraude électorale lors des élections municipales à Ninove ne sera pas menée par la police locale, mais par la police fédérale. Cette décision a été prise afin de garantir l'indépendance de l'enquête et de permettre à celle-ci de se dérouler rapidement afin que toute la lumière soit faite avant que le nouveau maire ne prête serment. Le parquet de Flandre orientale ne commente pas l'enquête.
Le parquet a été informé dimanche d'une possible fraude électorale lors des élections municipales à Ninove et a ouvert une enquête. Lundi encore, le parquet n'était pas en mesure de confirmer quel parti serait le bénéficiaire de la fraude et si les mandataires de Forza Ninove seraient visés. « Avec les enquêteurs, nous devons effectivement enquêter sur l'existence d'une fraude électorale. Cela doit être fait de manière approfondie et ne sera pas terminé en un jour », a déclaré la porte-parole du ministère public, Annelies Verstraete.
L'accord a été obtenu au terme de plusieurs heures de négociations. Il prévoit que Philippe Close soit reconduit dans sa fonction de bourgmestre, a confirmé l'intéressé.
Les trois listes pèsent ensemble 31 sièges sur 49.
La liste PS-Vooruit emmenée par le bourgmestre sortant Philippe Close a remporté les élections à la Ville de Bruxelles dimanche et décroché 16 sièges (-2). Elle précède dans l'ordre les listes MR+ (12 sièges; +5); PTB-PVDA (7 sièges; +1); Ecolo-Groen (6 sièges; -3), la Team Fouad Ahidar (5 sièges); et les Engagés (3 sièges; -2).
DéFI disparaît du conseil communal. Il avait obtenu 3 sièges en 2018.
Anderlecht
Il y a un accord à Anderlecht pour placer une coalition PS-Vooruit/MR-Engagés-CD&V-Open Vld aux commandes de la commune, ont annoncé ensemble à l'agence Belga leurs chefs de file, à savoir le bourgmestre socialiste Fabrice Cumps et la tête de liste MR-Engagés-CD&V-Open Vld Gaëtan Van Goidsenhoven.
Ensemble, les deux listes ont obtenu 30 des 47 sièges du conseil.
Selon ceux-ci, Fabrice Cumps restera bourgmestre. Gaëtan Van Goidsenhoven sera, lui, président du conseil communal.
Les deux composantes de la future coalition entendent travailler prioritairement sur les thèmes de la sécurité, de la propreté et du logement et "réaffirmer leur position sur le projet d'étang de baignade à Neerpede", un projet cher aux écologistes.
Le cartel MR-Engagés-CD&V-Open Vld et la liste PS-Vooruit sont sortis au coude à coude du scrutin de dimanche à Anderlecht en décrochant chacun 15 sièges.
À la troisième place, la liste PTB-PVDA - que le score de juin donnait plus proche du PS - a obtenu sept sièges comme en 2018, à jeu égal avec la Team Fouad Ahidar.
Ecolo devient la plus petite formation du conseil communal avec trois sièges (-5). DéFI et la N-VA disparaîtront des travées.
Saint-Gilles
La Liste du Bourgmestre socialiste de Saint-Gilles, Jean Spinette et Ecolo-Groen ont décidé de reconduire leur union aux commandes de la commune pour les six prochaines années, a-t-on appris sur le coup de 4H00 du matin, lundi.
La Liste du bourgmestre emmenée par Jean Spinette a remporté les élections dans cette commune bruxelloise. Bien qu'en baisse, celle-ci a obtenu 33,8% des voix et 13 sièges sur 35 (-4).
Le PTB est arrivé en deuxième position avec 24,4% (9 sièges, +5), juste devant Ecolo-Groen, crédité de 23,2% des voix et 8 sièges (-3), ce qui rendait possible la reconduction de la coalition sortante.
Au cours de la soirée de dimanche, Jean Spinette, avait laissé entendre en termes peu voilés qu'il n'excluait nullement de prolonger le bail de la coalition sortante avec les écologistes.
"Les citoyens nous ont donné mandat pour continuer notre action. Le premier échange que nous aurons c'est avec notre partenaire de majorité (Ecolo-Groen, ndlr) actuel. On a un partenaire d'une majorité avec lequel on a travaillé ces 6 dernières années au sein d'une alliance féconde", avait-il commenté, interrogé par Bx1 au sujet des perspectives de coalitions.
M. Spinette a indiqué qu'il s'entretiendrait également avec le PTB. La formation d'extrême gauche était demandeuse d'une participation aux négociations de coalition.

