Voici quelques conseils pour bien choisir l'école secondaire de son enfant : "Cette année-ci, le choix sera particulièrement compliqué"
À l'aube de l'ouverture de la période des inscriptions en première secondaire, choisir une école pour son enfant peut sembler difficile. Comment procéder pour faire le bon choix pour son enfant ? Voici quelques clés.

- Publié le 02-02-2026 à 06h40
- Mis à jour le 02-02-2026 à 06h54

Cette année, la procédure d'inscription en première secondaire aura lieu entre le 2 février et le 6 mars. Les parents seront invités à indiquer leur école de première préférence et jusqu'à 9 autres établissements de moindre préférence. Mais comment s'y retrouver parmi tous les choix ?
"Il n'y a pas une bonne école et une mauvaise école"
Pour Bernard Hubien, secrétaire général de l'Union Francophone des Associations de Parents de l'Enseignement Catholique (UFAPEC), le plus important est de ne pas choisir une école "par ouï-dire". "On n'inscrit pas son enfant uniquement sur base d'une réputation, parce qu'on nous a dit que c'était une bonne école", explique-t-il.
Pour lui, il est au contraire essentiel de prendre connaissance du projet et de la physionomie de l'école. "Il n'y a pas une bonne école et une mauvaise école", résume-t-il encore. "Il y a une école qui est adaptée à son enfant et une école qui l'est moins." Au sein d'une même fratrie par exemple, il arrive régulièrement que des parents se rendent compte que si l'école convient à l'aîné, elle ne conviendra peut-être pas tout à fait au deuxième enfant.
"Le choix de l'école a une influence sur les acquisitions et les apprentissages d'un élève", ajoute Hugues Draelants, professeur de sociologie à l'UCLouvain et membre du Groupe Interdisciplinaire de Recherche sur la Socialisation, l'Éducation et la Formation (GIRSEF). "La littérature et les recherches en sociologie et en sciences de l'éducation montrent qu'il y a des écoles qui parviennent plus que d'autres à faire progresser leurs élèves", assure-t-il.
"Accepter l'ensemble d'un projet"
Dans un deuxième temps, le secrétaire général de l'UFAPEC conseille de n'indiquer dans le formulaire d'inscription que des écoles dans lesquelles l'on voit son enfant poursuivre son parcours scolaire. "Chaque année, des parents introduisent un recours vis-à-vis d'une école qu'ils ont indiqué comme deuxième dans leur ordre de préférence, affirmant que cette école ne convient pas à leur enfant", constate-t-il.
Bernard Hubien assure ensuite qu'il n'y a pas qu'une seule école qui puisse contenir à son enfant. Il existe selon lui "toujours deux, trois possibilités d'avoir des écoles semblables". "Mais il faut en tant que parents, se sentir prêt à entrer en phase avec l'école que l'on indique. Inscrire son enfant dans une école, ce n'est pas faire son marché. Il faut accepter l'ensemble d'un projet." Le secrétaire général de l'UFAPEC prend ensuite le contre-exemple d'un parent voulant inscrire son enfant dans une école de l'enseignement libre catholique, mais n'étant pas en accord avec la présence de cours de religion. Mais au-delà de ces conseils, chaque parent a ses propres critères, rappelle-t-il.
Pour Hugues Draelants, il est aussi essentiel de découvrir l'école en amont de l'inscription, notamment via les journées portes ouvertes. "Le fait de pouvoir entrer dans l'école et découvrir un petit peu l'intérieur, comment elle est organisée, qui sont les enseignants, la direction, … permet de sentir le climat scolaire et de prendre une première prise de contact", explique-t-il.
Cela dit, le professeur de sociologie souligne que toutes les familles n'abordent pas le choix de l'école de façon identique. "C'est quand même une préoccupation au départ qui est plus répandue dans les classes moyennes supérieures que dans les classes populaires. Toutes les familles ne sont pas toujours conscientes du fait qu'il peut y avoir des grandes différences entre écoles dans un système comme celui de la Belgique francophone où il existe des différences importantes entre établissements, et que le choix de l'école est quand même un facteur non négligeable", développe-t-il.
Cette année, un choix compliqué
Mais cette fois, la réflexion habituelle autour du choix de l'école s'annonce particulière. "Cette année-ci, le choix sera particulièrement compliqué", prévient Bernard Hubien. Les parents s'apprêtent en effet à inscrire leur enfant dans une école pour les trois dernières années du tronc commun (celui-ci atteindra la 1ère secondaire à la rentrée 2026-2027 ; la 2e secondaire en 2027-2028 et la 3e secondaire en 2028-2029). "Or, les aménagements de la première année ne sont pas encore du tout adoptés par le Parlement", rappelle-t-il. "Il y a aussi une grande inconnue sur la dernière année du tronc commun. Les parents vont donc devoir choisir une école sans savoir ce que celle-ci pourra offrir comme troisième année, puisque son contenu n'est pas encore connu. Les parents devront avancer à l'aveugle sur ce point."